Concours paramédicaux

Faut-il une prépa pour réussir ?

Oui, comme le prouvent les chiffres. Pour les concours paramédicaux à dominante scientifique qui conduisent à la fonction de podologue, manipulateur, ergothérapeute ou psychomotricien, plus de 95 % des reçus ont suivi une année préparatoire. Dans certaines écoles, le concours d'entrée a été "supprimé". Les candidats doivent suivre les cours de première année du PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé).

En fonction de leur classement, ils peuvent choisir entre médecine, dentaire et sage-femme (ou redoubler). Mais attention : niveau et rythme de travail sont ceux de Math Sup, Khâgne ou HEC. Alors que la réussite aux concours d'entrée des écoles paramédicales est accessible pour des étudiants ayant "simplement" le niveau requis pour être admis en DUT ou BTS.

Les concours paramédicaux non scientifiques (comme le concours d'entrée dans les IFSI par exemple) ou les concours sociaux (Assistant ou Educateur) sont un peu plus "ouverts" : environ 20 % des reçus sont des bacheliers de l'année, les deux tiers ont suivi une prépa, les autres ont été admis après un BTS, une licence ou une année à l'Université.

La situation est cependant très différente pour le concours d'orthophoniste. Il s'agit de l'un des concours les plus sélectifs dans le domaine paramédical : une vingtaine de places pour 1000 à 1500 candidats par école ! Concours littéraire par excellence, reposant sur des épreuves de français, de grammaire et de vocabulaire, il peut paraître simple de prime abord. Dans les faits, il n'en est rien. Il s'agit d'un "genre" de BEPC avec un "niveau bac + 18" ! Pire que la dictée de Pivot. D'où la nécessité de bien choisir sa classe prépa.

Le réseau des centres CPES* (Classes Préparatoires aux Études de Santé) est l'un des premiers de France : 18 écoles dans la plupart des grandes villes universitaires. Et surtout, des résultats aux concours très significatifs : entre 50 % et 70 % d'étudiants reçus depuis plus de 5 ans. à comparer aux taux moyens le plus souvent constatés : un bon millier de candidats (et parfois plus) pour seulement 40 à 50 places par école (environ 5 %...).